

Kédougou est la ville la plus loin qui soit de Dakar, séparé du reste du Sénégal par le grand parc du Niokolo-Koba, cette ville semble plus guinéenne ou malienne, mais par un étrange phénomene atmospherique quelconque, la connection internet est meilleure ici que dans tout le reste du pays, alors nous en profitons pour remettre un peu notre blog a jour! Quelques jours apres la fete de Tabaski, nous avons quitté notre famille sérere les larmes aux yeux avec notre ami Ismaila. A mesure que l'autobus s'éloignait de Diofior, le temps se remit a passer de facon normal, donc excessivement plus vite que dans les dernieres semaines! Nous sommes d'abors partis pour Dakar, chez le frere d'Ismaila, ou sa femme, comme toute bonne sénégalaise qui se respecte, a essayé de nous engraisser de restant de mouton a la pate d'arachide matin, midi et soir. Apres avoir eu le plaisir de voir la vitesse réduite du service de l'ambassade canadienne a Dakar nous nous sommes embarqués dans le plus gros camion de vidange de Dakar, rempli d'au moin 200 fervants religieux chantant a tue tete "Merci a Serigne Touba"! Serigne Touba fut le chef d'une branche de l'Islam a partir du milieu du 19emme siecle et cette branche devint vite la plus importante du Sénégal. Une ville sainte, indépendante de l'état sénégalais, fut fondée en son nom, Touba, entourée de 78 000 hectares de champs donnés par le gouvernement a son fils. Ces champs servent a nourrir environ 4000 Talibes, étudiants des chefs marabouts Islamiques, et a financer l'interminable construction de la mosqué de Touba, fierté supreme des mourides. Environ 5 fois par année, tous les mourides et Bayes Fall du Sénégal sont appelé au champs pour travailler.

Ils ne sont évidemment pas payé pour ca, car ils travaillent directement pour Dieu, ils y vont donc par plaisir et dévotion.Notre ami Ismaila, étant lui meme Baye Fall, branche tres colorée du mouridisme, allait donc rejoindre les autres travailleurs et nous a invité a nous joindre a l'expédition. Apres le voyage le plus interminable et incomfortable de toute notre vie, 8 heures de mal de dos et de... enfin tout le reste, nous arrivons le soir dans un camps ou des dizaines de milliers de personnes s'installaient dans de grandes tentes de toile et préparaient la nourriture sur une vingtaine de feux ou d'immenses marmittes étaient déposées. Les deux jours suivants furent réservés au travail au champs ou nous avons battu de grands tas d'arachide pour ensuite les trier a l'aide du vent et pour finir embarquer la paille dans de gros camions. Vous pouvez nous admirer a l'ouvrage sur la photo numéro 2, ou nous transportons la paille a l'aide de grands sacs de riz, activité que nous avons fait durant des heures et qui a fini par nous vider de toute énergie! Le travail de champs, c'est légerement épuisant!! Le dernier soir, quand tout le travail fut accompli et que nous étions bel et bien mort, nous avons été invité dans une des tentes pour assister a une de leur priere, assis en cercle en chantant a tue tete, c'était vraiment tres beau! Nous sommes aller visiter la mosquée le lendemain, dont vous pouvez admirer l'élégance des salles de priere sur la photo numéro 3, avant de prendre un taxi-brousse directe pour St-Louis, dans le nord du pays.

St-Louis est une petite ville coloniale batit sur une ile qui pourrait etre charmante si se n'était de l'état un peu déglingué de ses batiments! Nous nous sommes donc installé dans une petite pension ou nous avons rencontré Bernard, un retraité parcourrant le désert et l'Afrique depuis 30 ans a bord d'une 2 chevaux, que vous pouvez voir sur la photo numéro 1 ( nous avons eu un bog technique ). C'est en sa compagnie et en celle d'un jeune australien apprenant francais et Wolof que nous avons passé Noel. Nous avons eu droit a un festin de crevettes a l'ail, vin francais, dattes mauritaniennes, bonbons a l'érable, notre noel avait un je-ne-sais-quoi d'international! Le 25 au matin, nous nous sommes embarqués a bord de la 2 chevaux pour une semaine de vagadondage et de camping dans la brousse africaine! Nous sommes allé au désert de Lompoul ( photo numéro 4, les premiers pas de Philippe dans les dunes), au lac rose, ou nous avons dormis près d'une écurie, et ensuite dans un petit site archéologique perdu au bord de la frontière gambienne que nous avons du chercher durant 2 jours en brousse, et sommes finallement arriver à la porte du parc du Niokolo-Koba. Le budjet d'une visite de ce parc étant de très loin au-dessus de nos moyens, nous avons décidé d'attendre deux jours que d'autres touristes pas trop riche acceptent de partager les coûts avec nous. Malheureusement, l'occasion ne s'est jamais présenté et nous n'avons donc pas visité le plus grand parc de l'Afrique de l'Ouest. Ne soyez pas triste pour nous, a part couter une vrai petite fortune la periode de l'année ou nous y étions ne se pretais pas aux activités que nous voulions y faire! Nous avons donc décidé de partir pour le pays Bassari situé au confin du Sénégal, a la frontiere Guinéenne. Surement qu'étant jeune vous avez revé etre un explorateur découvrant une tribu perdu dans le fond de l'Afrique chez qui de petits hommes se promenaient presque nu, portant des bijoux partout et et un petit sac ou ils logent leurs pénis!! Et bien c'est exactement se qu'étaient les bassaris lorsqu'ile furent découvert. Les temps ont bien changés et les Bassaris sont maintenant vetus comme vous et moi mais ils ont conservé certaines coutumes ancestralles, tel que le port de masques au moment des initiations rituelles.

Pour s'y rendre nous devions aller vers Kédougou, ville la plus a l'Est du Sénégal, et de la prendre un taxi brousse ( que nous avons attendu 2 jours de temps assis dans un snack bar de bord de rue) qui devais nous ammener jusqu'a Salemata et finalement marcher jusqu'a Etiolo, capitale Bassari ou nous avons trouvé des gens incroyablement souriants! Nous avons eu la chance de tomber sur Ithiar et sa famille (photo numéro 5) qui nous ont acceuilli chez eux ce qui nous a évité de suivre le chemin des touristes habituel. Nous avons marché durant trois jours avec notre nouvel ami qui nous a racconté toute sorte de choses sur ses traditions et sur la nature qui l'entoure. Nous sommes revenus assez vite à Kédougou, car nos visas ne sont plus bon que pour quelques jours et nous devons sortir au Mali le plus vite possible. Nous essaierons demain de nous rendre vers Kéniéba, non loin d'ici, mais avec les transports ici, rien n'est jamais sûr! Que dire d'autre? Nous avons battu des records de saleté et de patience, nous sommes devenus des accros du coca-cola froid et bien gazeux, des spécialistes du sandwich aux sardines et nous avons les talons les plus croutés de l'histoire!!